La Bicyclette Bleue 2 - 101, Avenue Henri-Martin

Publié le par Josefa & Anaïg

Titre: La Bicyclette Bleue 2 – 101, Avenue Henri-Martin

Auteur: Régine Deforges

Éditeur: Le Livre de Poche

Genre: Roman Historique

 

Résumé de l'éditeur:

 

« En cet automne 1942, le domaine de Montillac a bien changé. La vie est dure. Le bonheur a fait place aux deuils, l'insouciance aux privations.

Au plus noir de l'Occupation, Léa Delmas découvre la délation, la lâcheté, la collaboration.

Certains de ses proches sont torturés, d'autres trahissent. Léa choisit farouchement le camp de la liberté: la Résistance.

Au mépris de tout danger, dans le Paris des faux plaisirs, et des vraies horreurs, elle va s'opposer à l'occupant et tenter de sauver ceux qu'elle aime...

Seuls son appétit de vivre, sa jeunesse, sa fougueuse sensualité lui permettront de tenir tête...»

 

Mon avis:

    Avoir lu le premier tome, sans relecture préalable, il y a six ans ne m'a pas dérangé pour lire ce deuxième tome.

    Si le premier voit le début de la Seconde Guerre Mondiale, celui-ci, se déroulant de 1942 à 1944, traite de la résistance, avec la collaboration en toile de fond. D'un point de vue culturel, j'ai trouvé important de lire ce roman historique et de voir les adversités traversées par les résistants, les seuls à lutter au péril de leurs vie contre l'oppresseur, c'est comme un devoir de mémoire. Jamais on ne doit oublier cette sombre période, les atrocités comme les gestes héroïques.

    Le titre, «avenue Henri-Martin», réfère au lieu où un personnage de l'histoire, amie de François et Léa, dont ils ont ensuite sauvé la vie, a été emprisonnée, violée et torturée. Car ce roman, sombre, nous présente toutes les horreurs de cette guerre: pénuries, devoir acheter au marché noir, voir ses amis enlevés, sans avoir de nouvelles d'eux, les voir torturés, ou bien morts, car un suicide les aurait empêcher de dénoncer le reste de leurs alliés. Il y a aussi les trahisons, bien cruelles et amères.

     Mais, en dépit de cela, j'ai trouvé le roman chargé d'espoir, car dans toute cette monstruosité, la solidarité se crée et fait rejaillir l'humanité encore plus fortement, éclatante.

     D'un point du vue plus fictionnel, j'ai découvert une Léa un peu moins sauvage et volage, mais plus tendre et amoureuse, et j'avoue avoir adoré la romance développée avec François Tavernier. En période de guerre, où proches et amis vivent cachés, sont menacés d'être dénoncés pour être torturés et tués, où d'autres, traîtres, travaillent aux côtés des allemands, c'est dans l'amour que les personnages ont trouvé leurs forces, que se soit celui envers sa moitié ou ses amis, sa famille.

      J'ai trouvé Léa particulièrement héroïque et exemplaire dans ce roman, car la jeune femme n'hésite pas une seconde à rentrer dans le réseau de la résistance pour aider, elle s'investit beaucoup, et elle nous montre qu'elle est, tout comme la pauvre Sarah Müller, une femme forte. C'est le genre de personnages dont j'adore lire les aventures et qui ne me lasse pas.

      Dans les personnages, j'ai retrouvé le personnage ambiguë de Raphaël Malh touchant; c'est le genre de personnage qui est difficile à cerner. Un écrivain juif homosexuel, qui trafique et qui, par lâcheté, se voit obligé de collaborer et dénoncer aux allemands; en revanche, c'est un individu très jovial qui fait tout de même sourire au détour des pages et son double-jeu, car il est très attaché à Léa et lui rendra service jusqu'à en mourir, nous rend méfiant à son égard. Ce qui fait qu'à la fin du livre, on doute de lui, on ne sait pas s'il penchera plus vers le noir ou le blanc mais, pour un personnage aussi controversé, c'est une mort assez héroïque quoique atroce qui le cueille, et c'est en même temps ce qui, dans tous le roman, l'attendait. Une vengeance à cause de ses dénonciations. J'ai trouvé son destin frappant.

        La plume de l'auteure, elle, nous happe dans l'histoire, je n'ai pas vu le temps passé à la lecture de ce livre, et il me tarde de lire la suite. J'ai vraiment envie de savoir ce qui adviendra aux personnages à la fin de la guerre.

 

Note: 8.5/10

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