Ne Tirez Pas Sur L'Oiseau Moqueur

Publié le par Josefa & Anaïg

Titre: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Auteur: Harper Lee

Traducteur: Isabelle Stoïanov

Éditeur: Bernard Grasset

Genre: Roman d'apprentissage

 

Résumé de l'éditeur:

«Maycomb, petite ville de l'Alabama, pendant la Grande Dépression. Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il décide, envers et contre tous les préjugés moraux et politiques de son époque, de défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.

Dénonciation audacieuse de l'Amérique de la ségrégation, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est aussi l'un des plus grands romans jamais écrits sur l'enfance, et le regard de la jeune Scout, plein de tendresse et de drôlerie, a su attraper le cœur de plusieurs générations de lecteurs au fil des années.

Plus qu'un «grand classique» ou un «livre culte», ce roman, couronné par le prix Pulitzer en 1961 et adapté au cinéma avec Gregory Peck, est devenu un véritable mythe […].»

 

Mon avis:

 

       Pourquoi, il y a un an, après avoir lu les trente premières pages, ai-je décrété que je n'aimerais pas ce bijou, et l'ai-je repoussé avec dégoût?

     Je rechignais à le reprendre, mais, finalement, j'ai été transportée, je n'ai pas pu lâcher ce livre, qui fait dorénavant partie de mes romans préférés, un véritable coup de cœur.

     Il m'a bouleversée, tant pour la morale, le message, que par sa beauté, l'espoir et l'amour qui en coulent, et ces personnages redoutablement attachants -Atticus, ses enfants Scout et Jem, même Calpurnia, Miss Maudie la voisine ou l'acariâtre et autoritaire tante Alexandra, qui a eu droit à une très belle évolution dans le récit.

    L'enfance reste pour moi la meilleure partie de ma vie, et j'espère qu'elle l'est pour beaucoup de monde: l'insouciance, l'absence de notion du temps... Le point de vue d'un procès qui fait polémique, et à l'issue injuste, perçu par une fillette de huit ans était audacieux et touchant, puisque, pour dénoncer la ségrégation raciale, quoi de mieux que d'utiliser le prisme du regard neuf d'un enfant qui découvre la vie?

     Les souvenirs de l'enfance de Scout et Jem, ainsi que de leur ami Dill, m'ont aussi émue, étant très fan des récits qui portent sur l'enfance; on a donc assisté à leurs jeux, leurs bêtises, leurs discussions, leur habitudes, et je me suis sentie, le temps de la lecture, habitante de la petite ville de Maycomb, j'avais l'impression de faire partie du voisinage des enfants.

     La tendresse et la sagesse de leur père, l'avocat Atticus, m'a aussi profondément touchée, tant par son amour pour ses enfants, que par ses paroles et gestes, ses convictions. C'est un personnage bon, toute son essence est bonne, il est héroïque.

    Je pourrais écrire des pages et des pages sur ce roman, sur ce voyage dans le temps et l'espace (l'année 1935 à Maycomb, en Alabama), de la critique des inégalités entre blancs et noirs, justifiées par une idée de suprématie blanche intériorisée, des injustices et de tant d'autres choses.

     Ce livre est un chef d’œuvre, les américains peuvent bien se targuer et se vanter de posséder ce monument.

     Une fois qu'on rentre dans le bain de ce roman, on ne peut pas en sortir.

 

 

 

Note: 9.5/10

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