Un Palais d'Epines et de Roses

Publié le par Josefa & Anaïg

Titre: Un Palais d'Epines et de Roses

Auteur: Sarah J. Maas

Traducteur: Anne-Judith Descombey

Editeur: La Martinière Jeunesse

Genre: YA, fantasy

 

 

Résumé de l'éditeur:

 

"    En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.

     Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.

     Et pourquoi lui et sa cour se cachent-ils derrière des masques? Quel est le mal qui ronge son royaume et risque de s'étendre à celui des mortels?

     A l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d'origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs?

     Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix."

 

Mon avis:

     Un véritable coup de cœur!

     Dieu que j'ai été fascinée par ce roman!

     Après avoir passé le cap des cent première pages qui manquaient de vie et de suspens, où l'intrigue se profilait à peine à l'horizon, je suis tombée amoureuse des personnages. D'abord Tamlin, évidemment, le puissant immortel: légèrement austère et même menaçant au début, il devient rapidement attachant quand il commence à tenter de se rapprocher de Feyre, retirant les couches de sa carapace pour mieux se révéler tel qu'il est. Ce n'est pas du tout le cliché du personnage masculin trop niais ou complètement pince-sans-rire, non, il est vivant, légèrement déroutant, "humain" et héroïque et... quel charisme!

     Lucien aussi suit une superbe évolution, je l'adore ce rouquin!

     En ce qui concerne Rhysandre, j'avais eu du mal à le cerner au début mais... je savais qu'il était bien plus que "la putain d'Amaranthe", terrible personnage que je ne vous spoile pas pour le plaisir de la découvrir. J'ai adoré les facettes de la personnalité du Grande Seigneur de la Cour de la Nuit, et i me tarde d'en apprendre plus sur lui dans la suite!

     Feyre, enfin, la narratrice, par le prisme duquel on découvre cet univers et cette histoire; après m'être habituée à elle, jeune femme forte, responsable mais taciturne, vouant une haine sans bornes aux immortels, je l'ai adorée! Elle s'est révélée artiste, souriante, amoureuse, combattante comme toujours, héroïque, touchante, cette fille est une vraie guerrière qui force l'admiration! Belle évolution en un seul tome et merveilleuse romance.

     Et on en parle, de l'univers? Univers de conte de fée, puisqu'il s'agit d'une lointaine réécriture du conte célèbre de la Belle et la Bête de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve, mais poussé à l'extrême. On y retrouve les codes du merveilleux, avec des phénomènes qui provoquent aussi bien l'émerveillement (avec le lac de lumière d'étoiles) que l'effroi, avec une volonté de rejet, comme avec les créatures cauchemardesques, mais transmutés dans un récit où ils virent aux éléments fantasy. Ils perdent un peu de leur caractère inexplicable, ils deviennent tous une partie inhérente au récit, on les prend tels quels, ce sont des personnages comme les autres, le merveilleux initial n'aide ici pas le personnage principal à avancer dans sa quête. En tant qu'étudiante en lettres modernes, j'ai trouvé ceci très intéressant, je suis déjà à la frontière de l'analyse.

     Autrement, avec le village miséreux des humains, où la vie est tellement bien décrite qu'on a faim et mal pour les personnages, la beauté du palais de Tamlin et du jardin, de la cour du printemps (et j'aurais volontiers, tout comme Feyre, tous les peindre tellement les descriptions sont magnifiques et donnent envie d'y être et de capturer toute la beauté), ces cérémonies, triviales ou non, la terrifiante cour Sous la Montagne, les différents Grands Seigneurs, la magie, tout, tout est féérique, et m'a terriblement enchantée.

     Et ce scénario. J'ai dévoré la dernière moitié du livre en une nuit, je refusais de le lâcher et, quand je repense à ce bijou, je rêve d'y replonger à nouveau. J'ai été tellement happée par l'histoire que j'en oubliais la trame qui aurait pu être devinable, car issue d'un conte français très célèbre.

     Passé le cap du paroxysme de la relation entre Feyre et Tamlin, tout dégénère et on devient tour à tour abattu, vide, ému, apeuré, épouvanté, craintif, méfiant et tout un autre panel d'émotions qui rend la lecture de ce roman très intense.

     C'est l'une des choses que j'aime le plus dans un roman: le voyage, aussi bien au sens propre du terme que métaphorique que terme. J'aime être transportée dans un univers particulier et ressentir des choses.

       Franchement, mon ressenti global gomme toutes les quelques incohérences qui ont pu me gêner, ou éléments qui m'ont un peu refroidie, alors je m'arrêterais là.

 

 

 

Note: 9.75/10

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